Expositions

Dix expositions au cœur de l’événement, pensées autour du lien entre terre et villes, rythmeront la Bap! 2022. Parmi les sujets à découvrir : un nouveau regard sur les sols et les ressources du terroir, de nouvelles pratiques pour une architecture et des paysages plus résilients. Découvrez un focus sur les six premières expositions !

Exposition« Élément terre »

Une compréhension nouvelle, sensible, des sols que nous façonnons et qui façonnent nos vies, nos villes, nos paysages.

L’exposition « Élément terre » présentera une maquette vivante et grand format de la région Île-de-France, fabriquée en terres franciliennes. À sa surface, vous verrez pousser des algues, des mousses et des lichens figurant nos forêts, jardins et zones urbanisées. Une longue coupe géologique du bassin parisien dévoilera ce qui se passe sous nos pieds, accompagnée d’une carte expérimentale et détonante réalisée par la Société d’objets cartographiques. L’exposition donnera à voir des échelles inusitées et des ressources invisibilisées sous des formats spectaculaires et poétiques, sensibles et scientifiques.

Exposition portée par L’Institut Paris Region
  • Dune de sable
    Eric Garault/ L’Institut Paris Region
  • Maçon élaborant un mur de briques
    Pierre-Yves Brunaud/ L’Institut Paris Region
  • Sable
    Amàco/ L’Institut Paris Region
« Nous avons grandement besoin d’opérations de re-sensibilisation, de ré-imagination, de repeuplement de l’imagination », écrit la philosophe Isabelle Stengers dans l’ouvrage Un sol commun, paru en 2019. L’exposition « Élément terre » entend répondre à cet appel. Elle révélera les liens qui unissent le socle géographique francilien, l’usage des sols et l’utilisation des terres pour mieux comprendre comment nous nous ancrons sur ce territoire. Les matériaux géologiques ont modelé les vallées et les paysages où les implantations humaines se sont déployées. Les qualités des sols ont permis le développement de certaines cultures, forêts, architectures vernaculaires… Ce socle constitue notre assise au quotidien. Mieux le comprendre permettra de mieux l’habiter et vivre avec lui.
Avatar Cécile Diguet - Directrice du département Urbanisme - Aménagement et Territoires de l’Institut Paris Region - commissaire de l’exposition

Cécile Diguet

Directrice du département Urbanisme, Aménagement et Territoires de l’Institut Paris Region, commissaire de l’exposition

Exposition« Visible, invisible »

L’invention de nouveaux terroirs par une approche matérielle et énergétique des milieux.

Face à l’urgence écologique, de nouvelles approches de l’architecture sont en train d’émerger, considérant plus que jamais les ressources physiques comme point de départ de la conception spatiale. La biennale proposera un espace de découvertes, d’échanges et de partage autour des mécanismes de transformation du terroir, des matières et des énergies, visibles et invisibles, dans l’acte de bâtir.

Déployée à travers l’école d’architecture et dans le site exceptionnel de la Petite Ecurie, l’exposition se structure en trois temps : une « monumenta » des ressources matérielles et énergétiques constituant le terroir de ces inventions (pierre, terre, bois, eau, soleil, vent…) ; un témoignage des pratiques ambitieuses à l’œuvre en Île-de-France et ailleurs ; une plateforme de partage et d’expérimentations pour poursuivre ensemble ces recherches.

Exposition portée par l’Ecole nationale supérieure d’Architecture de Versailles
  • Carrière calcaire
    Crédit Simon Boudvin
  • Représentaion architectural
    Crédit Eva Le Roi
  • Oeuvre brut
    Crédit Stéphane Ruchaud

« La cabane ou le feu ? ». En 1969, le critique Reyner Banham définit l’architecture comme une stratégie double liée à un milieu, et l’illustre par l’histoire d’une tribu qui « arriverait au soir dans un campement bien approvisionné en bois ». Pour satisfaire à sa condition homéotherme face à la nuit, le potentiel de ce bois peut être exploité selon deux méthodes : construire un abri — la solution structurelle —, ou alimenter un feu ou un foyer — la solution énergétique.

Un demi-siècle plus tard, et face aux enjeux environnementaux, nous vous proposons d’explorer cette redécouverte de la rationalité matérielle et énergétique par les architectes pour inventer les formes adaptées de nos lieux de vie.

A votre tour aussi de contribuer à l’invention des esthétiques visible et invisible des nouveaux terroirs, riches et conscients de leurs ressources et de leurs milieux.

Avatar Guillaume Ramillien - Architecte - Commisaire de l'exposition

Guillaume Ramillien

Architecte, commissaire de l’exposition

Avatar Nicolas Dorval-Bory - Architecte - Commisaire de l'exposition

Nicolas Dorval-Bory

Architecte, commissaire de l’exposition

Exposition« La Préséance du Vivant »

Au cœur du potager du Roi, une réflexion transversale et ludique sur nos rapports actuels à la nature.

Avec « La Préséance du Vivant », vous explorerez la production contemporaine du paysage, là où les écosystèmes sont au centre des projets. Cette exposition-jardin proposera une rencontre, un tissage, entre les savoirs scientifiques et l’émerveillement poétique de nos relations aux autres. Une exploration qui mettra en lumière la diversité de nos rapports au vivant et la richesse des êtres qui habitent ensemble cette planète. Le visiteur pourra retrouver ces réflexions dans un numéro des Carnets du paysage ou bien encore participer à la plantation d’un jardin collaboratif : « Le Potager des autres ». Une invitation à articuler les enjeux du jardin aux enjeux planétaires de protection des écosystèmes.

Exposition portée par L’Ecole nationale supérieure de paysage
  • Stratégie de gestion des espaces de nature
    Crédit Fabien David
  • Arrachage de bitume
    Crédit Danillo Carasso
  • Le jardinage des racines
    Crédit Vincent Gravé
Cette exposition vous fera découvrir les projets de paysage les plus à la pointe sur les questions d’écologie et de relation au vivant. Au Potager du Roi, vous pourrez également participer à la plantation du « Potager des autres ». Ce jardin, qui naîtra du travail de tous ceux qui souhaitent s’y impliquer, est une invitation à l’œuvre. Venez avec vos graines, nous vous fournirons outils, semences et jeunes plants pour exprimer votre créativité à nos côtés et construire ensemble une connaissance commune du vivant. Vous trouverez sur place des plats élaborés à partir des ingrédients récoltés dans le Potager du Roi. Vous remporterez avec vous un peu de la magie collective qui aura donné vie au jardin.
Avatar Gilles Clément - Paysagiste - commissaire de l’exposition

Gilles Clément

Paysagiste, commissaire de l’exposition

Avatar Miguel Georgieff - Atelier Coloco - commissaire de l’exposition

Miguel Georgieff

Atelier Coloco, commissaire de l’exposition

Avatar Pablo Georgieff - Atelier Coloco - commissaire de l’exposition

Pablo Georgieff

Atelier Coloco, commissaire de l’exposition

Avatar Nicolas Bonnenfant - Atelier Coloco - commissaire de l’exposition

Nicolas Bonnenfant

Atelier Coloco, commissaire de l’exposition

Exposition« Terre! Land in sight! »

Trois installations grand format pour un dialogue avec l’architecture du« Sud Global ».

Trois lauréats du Global Award for Sustainable Architecture, originaires du Mexique, de Jordanie et de Thaïlande, ont conçu des installations grandeur nature. Elles exposeront leur vision de l’architecture, fondée sur la synergie entre des savoirs globaux et locaux : green-tech européenne et sciences de la rareté et du climat, savoir-faire vivaces et méthodes d’auto-développement, circulation globalisée des biens et économie circulaire. Elles interrogeront aussi le rôle de l’architecte aujourd’hui. Rozana Montiel (Mexique) insistera sur le rôle de l’architecte comme catalyseur politique avec l’installation « S’insurger pour la mer ! ». Ammar Khammash (Jordanie) développera l’articulation entre l’architecte et les synergies universelles avec l’installation « À la recherche de l’horizon ». Boonserm Premthada (Thaïlande) explorera les relations entre l’architecte et le vivant avec l’installation « Le théâtre de l’éléphant ».

Exposition portée par la Cité de l’architecture et du patrimoine
  • Projet Boonserm Premthada crédit Bangkok Project Studio
    Crédit Bangkok Project Studio
  • Projet Ammarn Khammash et Rozana Montiel crédit Bangkok Project Studio
    Crédit Bangkok Project Studio
  • Exposition Terre crédit Bangkok Project Studio
    Crédit Bangkok Project Studio
Il y a cent ans, face au surgissement de l’ère industrielle et à l’émergence brutale de la grande ville, les architectes du Bauhaus se donnaient l’ambition extraordinaire de « civiliser le monde moderne, au rythme des sociétés en changement », selon l’expression de Walter Gropius. Pourquoi les architectes du XXe siècle ne se donneraient-ils pas l’ambition extraordinaire de préserver l’avenir du monde habité, au rythme des écosystèmes en changement ? Ces trois installations seront démonstratives, attractives et ludiques. Elles vous permettront de mieux comprendre comment l’architecture, en affrontant les grandes ruptures qui nous séparent du XXe siècle, contribue à renouveler l’idée de progrès, réveille l’espoir des sociétés et donne un visage à cet espoir.
Avatar Jana Revedin - Architecte - professeure à l’École spéciale d’architecture - commissaire de l’exposition

Jana Revedin

Architecte, professeure à l’École spéciale d’architecture, commissaire de l’exposition

Exposition« Le pavillon du Grand Paris Express »

Une exposition immersive sur le plus grand projet urbain mené en Europe.

Cette exposition prend la forme d’un pavillon à l’intérieur duquel est diffusé à 360° un film retraçant l’aventure de ce chantier du siècle. Tout autour du pavillon, Dominique Perrault a invité l’artiste JR à proposer une intervention incarnant la place des habitants et des futurs usagers au cœur de ce projet de transformation de la ville.

Cette exposition a été imaginée pour participer au rayonnement du projet du Grand Paris, à la fois vitrine d’un savoir-faire français et européen en matière d’architecture, de mobilité, d’urbanisme et de culture, et symbole des transformations en cours dans les grandes métropoles.

Exposition portée par La Société du Grand Paris
  • Stratégie de gestion des espaces de nature
    Crédit Promio
  • Arrachage de bitume
    Crédit Dominique Perrault
  • Le jardinage des racines
    Crédit Dominique Perrault
À travers cette exposition, c’est le savoir-faire français en matière d’infrastructure, d’architecture et d’urbanisme qui est mis à l’honneur mais c’est aussi, autour de l’ensemble des architectes, ingénieurs, designers et artistes internationaux mobilisés, un hommage à l’Europe dans sa capacité à produire des projets métropolitains de grande échelle, aux ambitions environnementales affirmées. Le voyage immersif, au sein de ce pavillon, offre au visiteur une découverte originale d’un projet en marche, de la construction d’une infrastructure complexe à son influence sur la diversité des territoires qu’elle traverse. Alors que partout dans le monde la mobilité est devenue un enjeu essentiel pour l’avenir des métropoles, ce projet part à la rencontre de tous les publics, habitants de capitales régionales ou mondiales.

Au cœur des enjeux contemporains, je souhaite que l’exposition que nous avons imaginée interroge et donne à voir la synergie des compétences mises au service d’un modèle de développement métropolitain favorisant la construction d’une ville qui donne confiance à sa population, à la fois dense et agréable à vivre, connectée, mixte, attractive et durable.
Avatar Dominique Perrault - Architecte, urbaniste - membre de l’Institut, commissaire et concepteur du pavillon

Dominique Perrault

Architecte, urbaniste, membre de l’Institut,
commissaire et concepteur du pavillon

Exposition« Territoires en transformation »

Le projet du Quartier de Gally : une exploration du rôle fondamental que joue la terre dans nos territoires en transformation.

La reconversion d’emprises industrielles léguées par le XXe siècle, la requalification des lisières agricoles et péri-urbaines, engagent depuis quelques décennies d’importantes mutations où s’invente l’espace public de demain. Et de nouveaux enjeux s’annoncent déjà avec les abords de nos villes, confrontés au déclin des zones commerciales et de leurs gigantesques parkings … qu’en faire ?

Ces transformations sont étroitement liées aux mouvements de terre, à la définition de sols, à la gestion des eaux. Les processus qui les sous-tendent s'appuient sur des phénomènes naturels, mais aussi des pratiques agricoles, et parfois des pratiques de génie civil. De l’échelle du territoire à celle des villes et de ses sols artificialisés, elles établissent pour chacune des cohérences physiques spécifiques où la vie s’installe.

Exposition portée par Michel Desvigne et Icade
  • Liege Territoire agence MDP
    Crédit Agence MDP
  • BEP
    Crédit Agence MDP
  • Bordeaux parking Parc Floral agence MDP
    Crédit Agence MDP
Le paysage est souvent abordé du seul point de vue de sa protection. Le transformer est considéré, à priori, comme suspect. Typiquement, lorsque les architectes paysagistes invoquent la « terre » ou la « géographie », on pense géographie naturelle alors qu'il s’agit surtout de géographie humaine, puisque notre territoire est largement structuré par l'activité, les pratiques et les relations humaines.

L’observation des territoires, des interférences entre phénomènes naturels et artificiels permet justement d’envisager de nouvelles transformations. L’enjeu n’est pas d’embellir un héritage difficile, mais de tirer profit de la particularité des configurations rencontrées pour répondre aux enjeux contemporains.
Avatar Michel Desvigne - Paysagiste - commissaire de l’exposition

Michel Desvigne

Paysagiste, commissaire de l’exposition